
L'ouvre de Robert Breitwieser, considérée comme une des plus brillantes de la peinture alsaciennedu XXème siècle, s'inscrit dans la richesse d'un héritage culturel particulier:celui d'une région interface, historique et géographique, sorte de variable d'ajustemententre la France et l'Allemagne dont les rivalités ont considérablement perturbéla vie artistique. Mais, paradoxalement, rien de ce tumulte ne transparaît dansles tableaux de Robert Breitwieser qui nous laisse une peinture sereine, paisible, apaisante. Né àMulhouse en 1899, successivement citoyen allemand, français, puis de nouveauallemand et français, Robert Breitwieser De fait, RobertBreitwieser a su tirer profit de cette double culture qui caractérise l'élite deson époque. A l'académie des Beaux Arts de Stuttgart, en 1919, puis, à l'Ecoled'art Hoffmann de Munich, de 1920 - 1922, il est sensibilisé àl'expressionnisme des mouvements d'avant garde « Die Brücke » et « Derblaue Reiter ». A Paris, où il se rend dès 1919, avec Schachenmann, lecopain de ses vingt ans, il entreprend des études libres dans les ateliers dela Grande Chaumière.
En 1928, il s'installe définitivement dans lacapitale. Alors, que d'échanges, que de découvertes!
Cézanne, le père ducubisme, Gauguin, l'inspirateur des «nabis». Les toiles des «fauves» aussiretiennent son attention. Il a lu «Du spirituel dans l'Art» de WassilyKandisnki. AuKlettenberg, à Brunstatt, l'été, ou Rue d'Alésia à Paris 14ème, le reste del'année, toute sa vie est consacrée à la peinture. La thématique qu'il trouve àprofusion dans la maison familiale, dans la rue, dans la nature est des plusvariées.Il traduit sa sensibilité, sesimpressions grâce à sa maîtrise de toutes les techniques, l'huile, le dessin, les arts graphiques.